Pathologies de l’axe gonadique

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  • Résistance aux gonadotrophines

La résistance à la FSH par mutation (homozygote ou double hétérozygote) du récepteur de la FSH  est une cause d’insuffisance ovarienne primitive. Le tableau clinique typique correspond à une aménorrhée primaire associée à un retard pubertaire. Des formes « moins caricaturales » ont été décrites ensuite, se traduisant par une aménorrhée primaire ou secondaire, sans retard pubertaire. Biologiquement, la FSH est élevée. A l’échographie, on retrouve de petits follicules. La mutation s’associe à un blocage de maturation folliculaire dont le degré dépend du type de mutation : pour les mutations sévères, le blocage se fait au stade pré-antral, au stade antral pour les mutations moins sévères. Le diagnostic se fait par l’étude moléculaire du récepteur FSH, réalisable dans le Centre de référence.

1. Aittomaki K., et al. 1995. Mutation in the follicle-stimulating hormone receptor gene causes hereditary hypergonadotrophic ovarian failure. Cell 82: 959-968.
2.  Aittomaki K., et al. 1996. Clinical features of primary ovarian failure caused by a point mutation in the follicle stimulating hormone receptor gene. J Clin Endocrinol Metab 81: 3722-3726.
3. Layman L, Amde S, Cohen D.P., Jin M., Xie J. 1998. The Finnish follicle-stimulating hormone receptor gene mutation is rare in North America women with XX ovarian failure. Fertil Steril 69 : 300-302.
4. Beau I., et al. 1998. A novel phenotype related to partial loss of function mutations of the follicle stimulating hormone. J Clin Invest 102: 1352-1359.

La résistance à la LH par mutation (homozygote ou double hétérozygote) du récepteur LH se traduit classement par un désordre de la différenciation génitale chez les sujets 46 XY : défaut de développement du bourgeon génital, associé à un hypospadias, et à un défaut plus ou moins important de fusion des bourrelets génitaux sur la ligne médiane. Mais des formes plus discrètes ont été décrites, responsable d’un micropenis isolé ou d’un hypospadias, voir même d’un retard pubertaire en apparence simple. Dans tous les cas, le diagnostic est suspecté parce que la LH circulante est anormalement élevée. Le diagnostic se fait par l’étude moléculaire du récepteur LH, réalisable dans le Centre de référence.

Latronico AC, Anasti J, Arnhold IJ, Rapaport R, Mendonca BB, Bloise W, Castro M, Tsigos C, Chrousos GP 1996 Brief report: testicular and ovarian resistance to luteinizing hormone caused by inactivating mutations of the luteinizing hormone-receptor gene. The New England journal of medicine 334:507-512
Ascoli M, Fanelli F, Segaloff DL (2002). « The lutropin/choriogonadotropin receptor, a 2002 perspective ».Endocr. Rev. 23 (2): 141–74.

  •  Testotoxicose

La testotoxicose est secondaire à une mutation activatrice hétérozygote du gène du récepteur LH (c’est l’image en miroir de la résistance à la LH). Ce récepteur est activé en permanence, en l’absence de LH. Cela entraîne, chez le garçon une activation pubertaire précoce par autonomie testiculaire. Le tableau clinique est donc celui d’une puberté précoce (avant 9 ans chez le garçon), responsable d’une pilosité précoce, d’un développement de la verge, d’une accélération staturale. Les testicules sont modérément augmentés de volume. La testostérone est élevée, mais les gonadotrophines LH et FSH sont basses : ceci témoigne de l’autonomie testiculaire. Le diagnostic se fait par l’étude moléculaire du récepteur LH, réalisable dans le Centre de référence.

Shenker A, Laue L, Kosugi S et al. (1993). « A constitutively activating mutation of the luteinizing hormone receptor in familial male precocious puberty ». Nature 365 (6447): 652–4.

  •  Résistance aux gonadotrophines

La résistance à la FSH par mutation (homozygote ou double hétérozygote) du récepteur de la FSH  est une cause d’insuffisance ovarienne primitive. Le tableau clinique typique correspond à une aménorrhée primaire associée à un retard pubertaire. Des formes « moins caricaturales » ont été décrites ensuite, se traduisant par une aménorrhée primaire ou secondaire, sans retard pubertaire. Biologiquement, la FSH est élevée. A l’échographie, on retrouve de petits follicules. La mutation s’associe à un blocage de maturation folliculaire dont le degré dépend du type de mutation : pour les mutations sévères, le blocage se fait au stade pré-antral, au stade antral pour les mutations moins sévères. Le diagnostic se fait par l’étude moléculaire du récepteur FSH, réalisable dans le Centre de référence.

1. Aittomaki K., et al. 1995. Mutation in the follicle-stimulating hormone receptor gene causes hereditary hypergonadotrophic ovarian failure. Cell 82: 959-968.
2.  Aittomaki K., et al. 1996. Clinical features of primary ovarian failure caused by a point mutation in the follicle stimulating hormone receptor gene. J Clin Endocrinol Metab 81: 3722-3726.
3. Layman L, Amde S, Cohen D.P., Jin M., Xie J. 1998. The Finnish follicle-stimulating hormone receptor gene mutation is rare in North America women with XX ovarian failure. Fertil Steril 69 : 300-302.
4. Beau I., et al. 1998. A novel phenotype related to partial loss of function mutations of the follicle stimulating hormone. J Clin Invest 102: 1352-1359.

La résistance à la LH par mutation (homozygote ou double hétérozygote) du récepteur LH se traduit classement par un désordre de la différenciation génitale chez les sujets 46 XY : défaut de développement du bourgeon génital, associé à un hypospadias, et à un défaut plus ou moins important de fusion des bourrelets génitaux sur la ligne médiane. Mais des formes plus discrètes ont été décrites, responsable d’un micropenis isolé ou d’un hypospadias, voir même d’un retard pubertaire en apparence simple. Dans tous les cas, le diagnostic est suspecté parce que la LH circulante est anormalement élevée. Le diagnostic se fait par l’étude moléculaire du récepteur LH, réalisable dans le Centre de référence.

Latronico AC, Anasti J, Arnhold IJ, Rapaport R, Mendonca BB, Bloise W, Castro M, Tsigos C, Chrousos GP 1996 Brief report: testicular and ovarian resistance to luteinizing hormone caused by inactivating mutations of the luteinizing hormone-receptor gene. The New England journal of medicine 334:507-512
Ascoli M, Fanelli F, Segaloff DL (2002). « The lutropin/choriogonadotropin receptor, a 2002 perspective ».Endocr. Rev. 23 (2): 141–74.